Margarita La Brune !?

La rumeur d’une liaison entre la proprio de l’OM, Margarita Louis-Dreyfus et le président du conseil de surveillance Vincent Labrune n’a qu’un but. Affaiblir le pouvoir de celui qui détient le « feu rouge » budgétaire. Après 17 ans de ceinture, deux titres (championnat de France et Coupe de la Ligue) en une année n’ont pas suffi à combler l’ombrageuse maîtresse de la plus belle ville du monde, l’OM. Ou du moins à calmer les prétendants qui draguent dans les eaux du club, propices à des remous seulement masqués par les succès.
Enivrée de soleil et de titre lors du week-end de l’Ascension, Marseille s’est aussi saoulée de rumeurs. Dont l’une, distillée à dessein depuis des mois, en vue de nuire au « feu rouge budgétaire » du club. Vincent Labrune, président du conseil de surveillance, ancien conseiller en com’ de feu Robert Louis-Dreyfus, le proprio du club…s’acoquinerait avec la nouvelle tenancière, Margarita, veuve de Bob l’épongé.
Travées du stade Vélodrome, comptoirs de bars, ou machine à café des rédactions… La rengaine se siffle une mauresque. Sans attendre que fondent les glaçons. Au point d’en faire une évidence pour le tout-venant. Avec en point d’orgue, la une de l’Equipe Mag du 3 avril, arrosée d’un dossier « Labrune et la blonde ». « Avec cette une, ils ont donne du grain à moudre à la rumeur, s’agace un proche de Labrune, malgré son violent démenti dans le papier. Qu’un journal comme l’Equipe s’amuse à ça est scandaleux ».
Dans les hautes sphères du quotidien du sport et de l’automobile, la gêne à l’évocation du ludique titre n’est même pas voilée. « En une d’un journal people, un titre comme celui là peut passer, confie un ponte du groupe. Mais dans l’Equipe Mag…. D’autant que cette rumeur est fausse. La direction a eu droit à un coup de fil poli de Labrune. Enfin, depuis plusieurs années nos enquêtes sur l’OM sont biaisées. » Ah bon ?
Et Labrune n’y a pas souvent le bon rôle. Éreinté par Pape Diouf, l’ex président, l’an dernier dans les colonnes du Mag, titillé toute la saison par le conseiller du club Louis Acariès - qui n’a pourtant plus aucun rôle depuis juin 2009- …avant d’être pratiquement présenté comme un gigolo ! Charmante couverture.
Habitué aux hautes sphères médiatiques, Labrune a jusqu’à présent su éviter les chausses trappes marseillaises. « L’an dernier, sourit un corso-politique du cru, pas sûr qu’ils l’auraient laissé entrer à l’Hôtel de Ville ». Deux fois, l’ancien conseiller de Le Lay, Mougeotte ou Ferrari a pourtant paradé avec les joueurs jusqu’au balcon de Gaudin cette année.
Au grand dam de beaucoup, prompts à faire galoper le bruit d’égout pour bordurer l’impétrant… Ou du moins l’avoir à leur main, histoire de récupérer l’aura ou la thune olympienne
Petit rejet par le milieu jaloux de la réussite d’un jeune loup d’Orléans ? Ou coup de pression du Milieu sur le garant des finances du club, à l’heure où s’ouvre la saison des transferts, jadis propice à un déversement exotique de cash. Depuis l’arrivée de Labrune et le procès en appel des comptes de l’OM en 2006, le système mise en place pour vérifier les transferts a évité au club un nouveau passage devant les tribunaux. Une bonne gestion…synonyme de mauvaises commissions ! Et qui rend nostalgique les loustics habitués à se payer des années durant sur la bête OM.
A l’intérieur de L’Equipe Mag, le week-end du sacre, Acariès a encore parlé. Dans un long dossier consacré à l’OM, aux luttes de pouvoir et à la guerre annoncée des agents de joueurs… La Bouillabaisse se cuit à feu doux.
- par Xavier Monnier, Bakchich.Info : « Enquêtes, information et mauvais esprit »
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