OM - Metz
Championnat de France de Ligue 1, OM - Metz,
Football Club de Metz - Olympique de Marseille : 1-2.
- L’OM saute sur l’occasion, par Laurent Blanchard, La Provence.
Si les Olympiens parviennent à décrocher leur billet pour le tour préliminaire de la Ligue des champions le mois prochain, on se souviendra qu’ils se seront définitivement relancés au cours d’une partie les moins abouties de leur saison. Brouillons la plupart du temps hier soir, ils ont tout de même fini par s’imposer. Aussi laborieuse soit-elle, cette victoire - la troisième consécutive en championnat- a une valeur incommensurable néanmoins.
Au même moment, en effet, Nancy, lui, s’est tout bonnement incliné à Lille (2-1). Du même coup, les Lorrains cèdent, ce matin, leur fauteuil de 3e à l’OM, et ce à la seule différence de buts, un écart infime qui plus est, puisque l’équipe olympienne a seulement inscrit, pour l’heure, un but de plus que sa concurrente nancéienne (+14 contre +13). Cette marge des plus minimes rappellera, ces prochains jours, que rien n’est encore joué dans cette course à la 3e place.
L’OM devra, en tout cas, montrer autre chose que sa pâle copie d’hier s’il veut conserver son rang jusqu’au bout maintenant. Le paradoxe a ainsi voulu que les Olympiens réalisent cette juteuse opération sans être les plus inspirés du monde, le tout en tremblant en fin de match sur deux ou trois derniers raids adverses. Auparavant, ils avaient même trouvé le moyen d’encaisser un but devant le dernier de la classe, plus mauvaise attaque du championnat.
Coup de froid et coup de canon
Il faut croire que cette équipe olympienne aime se donner un handicap face aux formations de faible envergure. Car après les amateurs de Carquefou en coupe de France (1-0 dès la 7e) et Sochaux, alors relégable en L1 (0-1 dès la 3e) le mois dernier, la lanterne rouge messine a ouvert la marque, hier, au bout de quelques minutes à son tour.
Difficile de ne pas voir dans ces départs ratés un manque de concentration flagrant au moment de se mesurer à des adversaires tout sauf incontrôlables. Cette fois, cependant, les Olympiens n’ont pas laissé pourrir l’affaire. Il reste que le but de Cissé n’a pas eu d’effet immédiat. Hormis l’enchaînement (Niang-Bonnart-Akalé-Cissé) ayant conduit à l’égalisation, l’OM a longtemps été incapable de construire quoi que ce soit.
Sa première période fut aux antipodes de son match contre le sextuple champion de France, il y a une semaine (3-1). On n’ira pas jusqu’à dire que les deux mi-temps olympiennes, hier, ont été complètement dissemblables elles aussi, mais une plus grande agressivité dans les duels et une meilleure occupation du terrain ont suffi pour empocher la mise. Dans un jeu resté décousu, il fallut surtout une prise d’initiative, un coup de canon de Nasri pour ne pas passer à côté d’un succès essentiel.
- par Laurent Blanchard, La Provence
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